Les neurosciences et l’école.

Les neurosciences sont-elles trop présentes à l’Ecole ?

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Certes elles fascinent,… mais elles ont des limites !


Les neurosciences à l’École : une révolution ?

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Depuis quelques années le mot neuroéducation résonne comme une promesse : les neurosciences permettraient enfin de comprendre le cerveau des élèves, et d’améliorer leurs apprentissages. Bien représentées au Conseil Scientifique de l’Education Nationale présidé par Stanislas Dehaene, les neurosciences pour l’éducation ou la neuroéducation se développe aussi dans des diplômes universitaires, des colloques, des formations et fascinent les médias. Mais ces travaux créent aussi la controverse, certaines critiques accusent les neurosciences de réduire l’enfant à un objet biologique, à un cerveau sur pattes, d’autres remettent en question la validité de ces méthodes pour évaluer véritablement les apprentissages des élèves. Alors pourquoi les neurosciences fascinent tant et sont elles utiles pour aider les élèves à mieux apprendre ? Pour le savoir nous avons mené l’enquête … sur internet.

La naissance d’une « science de l’apprentissage »

Le terme neurosciences apparaît dans les années 1960 pour désigner les études qui s’intéressent au système nerveux et en particulier aux neurones et au cerveau. Au croisement de la biologie, de la chimie et des sciences cognitives, les neurosciences s’intéressent à différentes fonctions comme la mémoire, les émotions ou encore les apprentissages, et prennent leur essor grâce au développement de techniques de neuroimagerie cérébrale.
Dès les années 1970 les spécialistes découvrent que le cerveau est capable de créer, défaire, réorganiser des réseaux de neurones à tous les âges de la vie, c’est la plasticité neuronale ou cérébrale. Chaque seconde, notre cerveau se modifie en fonction des expériences affectives, psychiques, cognitives que nous vivons. Le cerveau est capable de se développer tout au long de la vie, et donc l’intelligence n’est pas fixée à la naissance.
Des recherches plus récentes ont montré le principe de connectivité du cerveau c’est à dire que pour chaque activité cognitive, différentes régions fonctionnent en collaboration. La neuroéducation ou neuropédagogie est une discipline à la frontière des neurosciences et de l’éducation qui pour objectif d’adapter l’enseignement aux fonctionnements et capacités du cerveau, bref de créer de meilleures manières d’enseigner et d’apprendre. En 2007, un rapport de l’OCDE qui fait le point sur les découvertes récentes en la matière va jusqu’à parler de la naissance d’une science de l’apprentissage. Certaines de ces découvertes sont d’ailleurs utilisées directement en classe. En s’appuyant sur des recherches en neurosciences cognitives qui montre que l’attention est une compétence qui peut s’apprendre et s’enseigner.
« Il ne faut pas imaginer la capacité de concentration comme un truc binaire, il y a ceux qui vont bien et ceux qui ont un problème. » Jean-Philippe Lachaux. (2019) L’attention à l’école.

Alors les neurosciences vont-elles révolutionner l’éducation ?

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Et bien ce n’est pas si simple, et cela pour plusieurs raisons. De fait il y a des « Neuromythes » qui perdurent…
La première raison, c’est qu’il faut bien faire la différence entre les résultats de la recherche et les neuromythes. Les neurosciences nous fascinent mais attention car autour d’elles se développent de nombreux mythes. Que ce soit l’idée des périodes critiques pour apprendre, la division cerveau gauche et cerveau droit, ou encore les 10% d’utilisation du cerveau, toutes ces idées sont solidement réfutées par des spécialistes. De la même manière, le concept des styles d’apprentissage, l’idée que certains élèves sont plus visuels, d’autres plus auditifs ou autre n’est appuyé par aucune donnée scientifique comme l’explique Steve Masson, directeur du Laboratoire de recherche en neuroéducation à Montréal à partir d’un article de 2008.
« La plupart des expériences qui ont été faites ne montrent pas que les élèves apprennent mieux lorsqu’on adapte leurs styles d’apprentissages. » Masson Steve. (2015, 5 novembre). Combattre les neuromythes en éducation.

Les limites des neurosciences pour l’éducation.

Une deuxième raison pour prendre la neuroéducation avec des pincettes sont les limites des expériences réalisées. Les connaissances actuelles de l’anatomie du cerveau ne permettent pas d’expliquer avec précision ni certitude tous les processus mentaux. Et puis, le protocole de ces expériences est bien éloigné de la réalité de la salle de classe. Menées en laboratoire, sur un nombre limité d’enfants, ces études ne permettent pas de prendre en compte certaines variables, comme le contexte d’apprentissage, les effets de l’environnement ou encore de la famille, qui sont pourtant fondamentales pour comprendre pourquoi et comment un enfant apprend.
Et enfin, les neuroscientifiques eux mêmes mettent en garde contre une application directe de ces découvertes dans le domaine spécifique de l’éducation et en particulier dans la classe. Selon Daniel Ansari, spécialiste de sciences cognitives et d’apprentissage au Canada, la recherche en imagerie cérébrale ne doit pas dicter comment l’enseignement doit se faire, car elle n’offre qu’un regard partiel sur l’éducation et que bon nombre d’autres facteurs de contexte doivent être aussi considérés. C’est aussi la position d’Elena Pasquinelli, chercheuse en philosophie et spécialiste des sciences de la cognition. « Les sciences […] sont des opération descriptives, on décrit ce qui se passe dans le développement de l’enfant, ce qui se passe dans son cerveau, ce qui se passe dans sa cognition. On ne prescrit pas. ce serait trahir ce qui est la mission de la science. la mission de la science est de nous permettre de comprendre. » Elena Pasquinelli.
Il est clair que l’avancée quotidienne des connaissances sur le cerveau aura des conséquences dans le domaine de l’éducation dans les années à venir. Mais cette science est encore jeune et elle évolue très vite, comme le montre la découverte relativement récente des cellules gliales qui auraient un rôle aussi important que les neurones dans le cerveau, et que l’on connaît seulement depuis quelques années, il faut donc rester prudent avec les résultats des neurosciences.
Enfin, les neurosciences pour l’éducation n’arrivent pas dans un domaine vierge et leurs découvertes dans le domaine de l’éducation s’appuient fortement sur des résultats solides fournis par plusieurs décennies de recherche dans des disciplines comme la didactique, la philosophie, la linguistique, la sociologie, et bien d’autres. Cette fascination pour la nouveauté ne doit pas faire oublier toutes les autres sciences qui nous permettent de comprendre l’éducation et les apprentissages.

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D’ailleurs, cela représente une centaine de demandes de moins que l’an dernier. Tout d’abord, le phénomène s’explique par la crise sanitaire. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs, les CAP sont dessaisies de toutes les opérations de carrière.

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Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs,  les CAP ne gèrent plus les opérations de carrière. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

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Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

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Tout d’abord, le premier droit des personnels est le respect par l’employeur de ses obligations réglementaires ! En effet, tout employeur doit assurer la sécurité et protéger la santé des personnels sous sa responsabilité

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