Et si l’autonomie n’était qu’une fiction ?

La Calédonie est-elle capable d’assumer son autonomie … ?

Elle est incapable de supporter les charges de l’enseignement secondaire


Le territoire est incapable de financer seul cette parcelle d’autonomie.

publié le 12/03/2022
Les trois référendums dont la série vient de s’achever ont développé le thème de la soutenabilité matérielle et financière de l’indépendance. Mais la question se pose même à l’échelon inférieur : est-on capable d’assumer financièrement l’autonomie dont nous disposons ?
La réponse a déjà été apportée il y a une dizaine d’années, lorsque le congrès a demandé le transfert de l’enseignement secondaire public et de l’enseignement primaire et secondaire privé. La mesure juridique adoptée, il a fallu s’enquérir du coût à supporter pour la collectivité : une cinquantaine de milliards… Le ministère de l’Education Nationale d’alors avait clairement laissé entendre que la Nouvelle-Calédonie ayant décidé d’assumer cette compétence, elle devait se livrer à l’exercice jusqu’au bout ! Il a fallu la bienveillance de l’Assemblée nationale pour tordre le cou au gouvernement et décider ce système réputé transitoire de la MADGG pour nous sortir de l’ornière.
De quoi s’agit-il ? La MADGG signifie Mise à disposition Globale et Gratuite. En clair, l’Etat nous laisse faire joujou avec la compétence, mais met gratuitement à notre disposition l’ensemble du personnel enseignant et administratif. Soit une prise en charge d’un coût annuel d’une cinquantaine de milliards FCFP.
Fort heureusement, la convention qui nous lie avec l’Etat sur ce sujet, ou plutôt l’inverse, ne précise aucune date de fin d’application. Seule précaution prise par le ministère de la rue de Grenelle : le financement du lycée du Mont-Dore et l’extension du lycée de Pouembout seront les derniers financés par le contribuable métropolitain. Les autres, s’il en était besoin, le seront par le contribuable calédonien. Mais grâce au ciel, pour l’instant, la baisse démographique entraîne une baisse corrélative des besoins… En un peu plus de dix ans, en tout cas, la Calédonie n’a pas pris le relais financier de l’Education nationale. Elle se trouve aujourd’hui incapable de financer seule cette parcelle d’autonomie (…)

La Calédonie a-t-elle les compétences pour assumer son autonomie ?

Se gérer soi-même exige une montée en compétences humaines. C’est malheureusement l’inverse qui s’est produit dans des directions publiques, et certains secteurs de l’économie. La Calédonie, en gagnant des compétences statutaires, aurait-elle perdu des compétences humaines ?
L’exercice de plusieurs compétences transférées ne pose pas de problème. Le sport en est un exemple, avec ce « bémol » que l’Etat continue d’assurer un financement important de la pratique, des équipements et des infrastructures. La Sécurité Civile en est un autre. Mieux, même, le constat est qu’aujourd’hui, les équipes et les équipements ont connu un réel développement depuis le transfert de la compétence.
Mais dans d’autres matières dont le champ nécessite une veille nationale et internationale, la Calédonie est discrètement « à la ramasse ».
Pour assumer le transfert dans les délais, d’abord, la règle a été la confection urgente de textes fondée sur le copié/collé de ce qui existe en métropole. Mais le droit commercial, le régime des assurances, le droit civil, les règles d’état civil ou la sécurité en matière de circulation aérienne intérieure ont besoin de connaissances spécialisées et de mises à jour permanentes.

De quels services publics dispose-t-on en Nouvelle-Calédonie ?

Pas question, évidemment, de jeter la pierre aux services territoriaux. Cependant, il ne faut pas être grand clerc pour constater, années après années, une baisse de compétence. La concurrence du secteur privé, la « calédonisation » des effectifs érigée en idéologie sont passées par là. Dans les années précédant une telle autonomie que celle dont nous disposons aujourd’hui, l’Etat n’hésitait pas à nommer en Calédonie des « gros calibres ». Les exemples ne manquent pas. Tel chef du service de législation fut reçu premier au concours de la magistrature qu’il souhait intégrer. Autre exemple : la règle, dans les années 70, était que le directeur des Travaux Publics tout comme le directeur des mines étaient systématiquement des polytechniciens. On connaît le parcours de Thierry Desmarets, directeur des mines de Nouvelle Calédonie, qui termina sa carrière brillante comme PDG du groupe Total.
Dans le secteur du bâtiment, c’est la pression de l’emploi local qui a agi pour une décroissance des compétences. Combien aujourd’hui de malfaçons, de chantiers douteux, et de… provisions effectuées par les entreprises « pour le cas », provisions qui grèvent le coût de la construction ?
L’autonomie est une revendication politique saine lorsqu’il s’agit de déplacer les centres de décision au plus près des administrés. Son principe, pour la Nouvelle-Calédonie éloignée de Paris par 20.000 kilomètres et 22 heures d’avion, demeure politiquement pertinent. Mais les dirigeants politiques doivent demeurer d’autant plus vigilants qu’ils ne sont pas, eux-mêmes, à l’abri de l’atteinte du principe de Peter ou du syndrome de la promotion Focus. Plafond de verre pour certains, atteinte du seuil d’incompétence pour Peter et Hull ! 

Le bilan de dix années de transfert dressé par le Snetaa-FO :

Le transfert de compétences du secondaire à la Calédonie est une régression.

Nous l’avons déjà évoqué dans notre édito du 15 décembre 2021, l’heure du bilan a sonné !
En dépit des affirmations optimistes des experts de l’Etat, la qualité du service de l’enseignement rendu n’est pas la même sur tout le territoire. Les MA travaillent essentiellement en brousse et les professeurs expérimentés travaillent dans l’agglomération du Grand Nouméa. Les investissements réalisés depuis dix ans dans les lycées ne sont pas du tout à la hauteur des besoins constatés sur le terrain. Nous assistons à une « paupérisation de l’enseignement » dans les lycées. La Calédonie n’a pas les moyens d’entretenir et de rénover ses lycées publics.
Conscients de l’inégale qualité du service public, de nombreuses familles quittent depuis dix ans la brousse et les iles pour venir résider dans des conditions précaires à Nouméa ou sa proche banlieue.

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Pensée du jour : “Le véritable devoir du maître est d’aider pas de juger.” Maria Montessori.
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Retrouver nos précédents éditos : 


Mars 2022


Février 2022


Janvier 2022


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Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite pour la première fois dans l’opacité. Enfin, sur l’ensemble des opérations de mutation on constate une chute des candidatures.

D’ailleurs, cela représente une centaine de demandes de moins que l’an dernier. Tout d’abord, le phénomène s’explique par la crise sanitaire. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs, les CAP sont dessaisies de toutes les opérations de carrière.

qu’une fiction

Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs,  les CAP ne gèrent plus les opérations de carrière. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

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Tout d’abord, le premier droit des personnels est le respect par l’employeur de ses obligations réglementaires ! En effet, tout employeur doit assurer la sécurité et protéger la santé des personnels sous sa responsabilité

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2 thoughts on “Et si l’autonomie n’était qu’une fiction ?

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