Audience de rentrée : à chacun son bilan.

Audience de rentrée 2022 à l’immeuble FLIZE (15h45/17h15)

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Tout va pour le mieux, … sauf les conditions de travail.


Audience de rentrée : … « le bilan est globalement positif »

Pour l’administration, la rentrée scolaire du primaire et du secondaire, publics et privés, s’est faite dans des conditions relativement normales pour la saison (alerte aux fortes pluies, grève des bus, blocage des avions, etc…). De fait, le taux d’absentéisme est conforme aux autres rentrées scolaires. En particulier, même avec la présence du variant Omicron sur le Territoire la gestion de l’absence des personnels n’a pas été particulièrement problématique.
Pour le VR-DGE, comme dans le 1er degrés, les directions des EPENC ont reçus pour consigne de faire procéder à l’évaluation les élèves (en particulier les entrants) pour repérer les élèves qui auraient décrochés en 2021 du fait des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Covid. « Le dispositif en vigueur d’accompagnement personnalisé des élèves doit permettre de combler des retards constatés dans l’acquisition des compétences. » Ce qui signifie en termes plus prosaïques qu’il n’y aura pas de moyens supplémentaires pour financer d’éventuelles activités de rattrapage.
Par ailleurs, le Vice-recteur Roser a annoncé l’allégement des mesures sanitaires qui sera applicable dans les prochains jours. Le confinement des personnes malades du Covid ne sera plus appliqué aux membres de la communauté éducative. De fait, c’est le médecin qui décidera de la durée du congé maladie. Les agents et les élèves malades du covid deviennent « des malades comme les autres ». Cet allégement des contraintes sanitaires devrait notamment permettre un retour rapide de la pratique des activités d’EPS conforme à celle d’un territoire covid free.
En ce qui concerne les demandes de CIMM et/ou de territorialisation en cours d’instruction, l’administration confirme que les dossiers n’ont pas été instruits depuis de nombreux mois par l’exécutif calédonien. Plus généralement de nombreux dossiers sont actuellement « étudiés » (donc bloqués) au niveau de la Présidence. Les intéressés devront encore patienter car au niveau du Gouvernement et du Congrès l’urgence est d’ordre budgétaire et financier.
Enfin, l’administration a gardé l’information la plus attendue pour la fin de l’audience. Elle signale un léger changement (texte paru au BO il y a 3 jours) au niveau des critères qui permettent l’accès à la classe exceptionnelle. Le ratio vivier 1/vivier 2 passe de 80/20 à 70/30. Par ailleurs, la durée d’exercice de certaines fonctions passe de 8 à 6 ans. Enfin, les personnels qui enseignent dans des établissements sous « contrat local d’accompagnement » (CLA) pourront faire acte de candidature pour le premier vivier (Voir l’édito du 24/02). Ce dernier critère pourrait devenir pertinent si l’Etat reconnait la compétence de la NC pour décider par exemple que les établissements éloignés de brousse et des iles peuvent passer des CLA.
Durant les 90 minutes que dura l’audience M. Erick Roser n’a pas jugé opportun de parler de ce qui fâche. En particulier, des conditions de travail dans les établissements d’enseignement professionnel. Pourtant le SNETAA-FO avait pris soin d’adresser par mail (48 heures avant la réunion) de nombreuses questions d’ordre matériel. Pour l’enseignement professionnel le bilan du transfert de compétences n’est pas positif du tout. Dans les faits le Territoire n’a rien entrepris depuis dix ans pour améliorer les conditions de travail des élèves et des personnels. In fine, elles se sont le plus souvent dégradées. Seul aspect positif, l’Etat a financé et construit deux lycées. Le Territoire ne pourra pas faire l’économie de réaliser un audit interne et également un audit externe (par la chambre territoriale des comptes) sur les conséquences d’un transfert de compétences qui a été réalisé aux frais exclusifs de l’Etat.

Pour le SNETAA-FO, le Territoire applique la politique de l’autruche. 

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Pour le SNETAA-FO il est urgent d’améliorer la vie dans les lycées, LP, ALP et SEP. La méthode à suivre est simple : il faut évaluer les besoins et les attentes de l’ensemble des personnels, élèves et parents. Puis, dans un second temps, il faut répondre à ces demandes par un financement … qui soit au minimum deux fois plus important que l’effort actuel.
L’assemblée de la Province Sud s’est réunie jeudi dernier pour étudier un plan intitulé « collège nouvelle génération ». L’objectif est offrir aux élèves et aux enseignants de meilleures conditions de vie (édito du 19/02). Cela passe notamment par un aménagement des collèges en termes d’outils numériques. Pour les mêmes raisons, le Territoire doit moderniser ses lycées publics. Le sous-investissement cumulé dans les lycées depuis 2012 est estimé par le SNETAA-FO à hauteur de 10 milliards cfp (83,8 millions d’euros), dont plus de la moitié concerne les investissements dans les LP, les ALP et les SEP.

Le Territoire refuse de prendre la mesure du problème posé par le sous-investissement chronique dans les lycées.

1- De nombreux plateaux techniques (avec d’importantes installations électriques) ne sont même pas hors d’eau. 

Résultat d’images pour murs insalubres

Exemple des filières des métiers de l’électricité et du BTP (génie du bois, génie électrique, génie thermique, génie civil bâtiment). Au LP Attiti le Territoire a investi 500 millions cfp (4,2 millions d’euros) depuis 2018… et les ateliers qui accueillent les élèves de ces filières ne sont toujours pas « hors d’eau ».
Ce problème récurrent depuis plus de 15 ans est de la responsabilité du propriétaire des murs. L’Etat (vice-rectorat) puis le Territoire (Direction Générale des Enseignements) ont été incapables de régler les problèmes d’étanchéité des toitures du LP Attiti. Ce qui, pour un lycée du bâtiment, est tout de même un comble !

2- Les équipements techniques sont sous-entretenus, … ils sont souvent ni réparés ni remplacés.

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Exemple de la filière des métiers de la restauration au LPCH. Le restaurant pédagogique et les ateliers ont été construits et équipés il y a 25 ans. Le propriétaire des murs, c’est à dire l’Etat, puis le Territoire (depuis le 1er janvier 2012) aurait dû progressivement rénover ces installations et renouveler les équipements. Leur durée d’amortissement varie entre 5 et 10 ans. Or seule la « partie visible » du lycée Escoffier a été rénovée au cours des dix dernières années. De fait, la production culinaire pose problème. L’absence de matériel fait qu’un élève travaille pendant que trois autres élèves regardent.

3- Les parcs et les réseaux informatiques sont souvent vieillissants, inefficients ou obsolètes.

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Exemple de la filière économie de la construction au LP Attiti. Depuis plusieurs années, en salle BTS3 il y a des infiltration d’eau à chaque pluie et il manque 6 PC sur un parc composé de 13 PC (un élève travaille et un autre le regarde travailler). Pourtant, depuis 3 ans le pôle Z est classé « prioritaire » par l’établissement. À l’évidence il y a un problème ! Manque de moyens humains, financiers … problème d’organisation ? Personne n’est en mesure de répondre. Pour l’un c’est la précédente direction, pour l’ancien DDF c’était de la faute de la gestionnaire et du TEN … Bref, beaucoup de promesses ont été non tenues. Le Vice-rectorat avait promis que pendant les grandes vacances une réfection de la toiture du pole Z (notamment) serait faite, mais force est de constater que là encore, beaucoup de paroles et aucun acte !

4 – Les machines dangereuses utilisées par les élèves ont été signalées, neutralisées … mais pas toutes réparées.

L’exemple des deux ateliers bois du LP Attiti : L’an dernier le SNETAA-FO a mis en demeure le Vice-rectorat de neutraliser toutes les machines dangereuses présentes dans les ateliers. Plus d’une machine sur deux a été jugée non conforme par le Bureau Veritas. Six mois plus tard un tiers des machines jugées dangereuses ne sont toujours pas réparées. Pourtant, l’utilisation de ces machines est imposée dans les référentiels. L’absence d’anticipation pose problème.

Gérer … c’est se donner les moyens d’atteindre les objectifs fixés.

Les investissements réalisés en LP posent la question la compétence des donneurs d’ordre.

Chaque année il est demandé aux équipes pédagogiques de se rassembler en conseil d’enseignement pour dresser l’inventaire de l’existant et faire des propositions sur les points à améliorer. 
Les gros achats et/ou les gros travaux sont le plus souvent réalisés par le vice-rectorat (DLL), plus rarement par l’établissement sur la base d’une dotation d’équipement spécifique. Dans les deux cas, les préconisations des utilisateurs sont rarement respectées. L’incompétence technique des décideurs financiers est patente. Quand on apprend un métier dans un lycée professionnel on doit l’apprendre sur des outils professionnels, pas avec des équipements de bricoleurs du dimanche !
On arrive à constater des situations ubuesques. Ordinateurs achetés sans garantie effective en matière de SAV et sans les licences adéquates. Configuration d’ordinateur trop faible pour faire tourner les progiciels (DAO) spécifiques à la filière de formation concernée. Réseaux intranet et internet trop lents. Postes des élèves mal configurés, donc qui ne permettent pas un contrôle à distance par le professeur, etc… Telle est la réalité vécue chaque jour dans les lycées professionnels calédoniens.

Ouverture de classes et dotations de premier équipement. 

Des formations (CAP, Bac Pro ou BTS) sont ouvertes sans dotation financière spécifique. En voici trois exemples récents :

CAP IMTB : la fermeture du CAP carrelage a permis l’ouverture de ce nouveau CAP. Pour autant le réaménagement et l’équipement de l’atelier carrelage n’a même pas été budgété. Les crédits n’ont pas été délégués à l’établissement d’accueil. Mais les élèves viennent de faire leur première rentrée scolaire. Dans une académie « normale » l’établissement aurait reçu une dotation de premier équipement. Ou au minimum il aurait reçu un engagement formel dès l’année N-1. De fait, un lycée ne peut pas financer sur fonds propres l’acquisition de petits équipements à hauteur de 5 millions cfp (42.000 euros).
Bac Pro AEPA : la fermeture du bac pro SPVL a permis l’ouverture de ce bac en 2021. Pour autant l’équipement technique n’a pas été budgété. Aucun crédit spécifique n’a été prévu !
BTS MEC (les modalités d’examen ont évolué par rapport au précédent BTS). Il est demandé de faire passer une épreuve courant septembre sur l’utilisation et l’enrichissement de maquettes numériques. Or, l’année dernière, il a été convenu de mettre à niveau les postes BTS avec un MASTER qui tient compte des nouveaux besoins, y compris la formation des enseignants. Or à ce jour les élèves ont à leur disposition des ordinateurs (salle BTS 1) inutilisables. Sans outil de travail, comment les collègues peuvent-ils mener à bien leurs enseignements ? Une solution doit être trouvée rapidement afin que les élèves et les professeurs puissent travailler dans des conditions normales.

L’autonomie des EPENC vient d’être bafouée par le Vice-rectorat.

Elections des membres du conseil d’administration des EPENC : les dates ont été « imposées » aux établissements !

Les dates des prochaines élections ont été imposées par le Vice-rectorat. C’est contraire à l’article 29 du statut des EPENC qui précise « la semaine est décidée par l’autorité compétente ». Par ailleurs, le délai prévu pour le dépôt des listes de candidature n’est pas respecté. En effet, la date limite de dépôt des listes est fixée au jeudi 17 mars alors qu’elle aurait dû être fixée au lundi 21 mars (date fixée pour l’envoi des matériels). L’arrêt des listes électorales par le chef d’établissement est fixée au mercredi 8 mars (au lieu du 17 mars). La date limite de dépôt des candidatures est le jeudi 17 mars. L’affichage en salle des profs et sur l’ENT est prévue dès le lendemain. Enfin, les élèves choisissent leurs représentants au CA le mercredi 29 mars. Les personnels et les parents d’élèves choisissent leurs représentants au CA le vendredi 1er avril (de 7 h à 15h).

Bonne lecture : N’hésitez pas à faire connaître notre lettre quotidienne autour de vous.
Vous souhaitez adhérer : Vous pouvez télécharger le bulletin d’adhésion année 2022 et venir participer au Congrès du SNETAA-FO organisé le vendredi 18 mars à la SEGPA du collège de Magenta.
Pensée du jour : Gérer c’est prévoir et prévoir c’est concevoir. Gérer c’est également atteindre les objectifs. Et une bonne gestion repose sur une bonne communication et sur un suivi de qualité.

Retrouver nos précédents éditos : 


Février 2022


Janvier 2022


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snetaa.org

Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite pour la première fois dans l’opacité. Enfin, sur l’ensemble des opérations de mutation on constate une chute des candidatures.

D’ailleurs, cela représente une centaine de demandes de moins que l’an dernier. Tout d’abord, le phénomène s’explique par la crise sanitaire. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs, les CAP sont dessaisies de toutes les opérations de carrière.

Audience de rentrée

Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par ailleurs,  les CAP ne gèrent plus les opérations de carrière. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

Audience de rentrée

Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

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Enfin, sur les opérations de mutation nous constatons une chute des candidatures. Par ailleurs,  les CAP ne gèrent plus les opérations de carrière. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

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Enfin, sur les opérations de mutation nous constatons une chute des candidatures. Par ailleurs,  les CAP ne gèrent plus les opérations de carrière. Enfin, on peut consulter le compte-rendu. Par contre, le Vice-recteur ne déroge à la LTFP. Par ailleurs, la sélection des candidatures est faite dans une complète opacité.

Audience de rentrée

Tout d’abord, le premier droit des personnels est le respect par l’employeur de ses obligations réglementaires ! En effet, tout employeur doit assurer la sécurité et protéger la santé des personnels sous sa responsabilité

Audience de rentrée

Tout d’abord, le premier droit des personnels est le respect par l’employeur de ses obligations réglementaires ! En effet, tout employeur doit assurer la sécurité et protéger la santé des personnels sous sa responsabilité

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