Transition industrielle : pour un campus de filière

En Nouvelle-Calédonie, certains trouveront l’idée trop audacieuse. D’autres la jugeront trop industrielle. D’autres encore expliqueront qu’il ne faut surtout pas “enfermer” les jeunes dans la mine. Mais regardons la réalité en face : avant la crise récente, le nickel irriguait une part massive de l’emploi calédonien.

Économie bleue : valoriser un potentiel maritime

La Nouvelle-Calédonie possède la mer, le lagon, des ports, des besoins et déjà quelques formations utiles. Mais elle n’a pas encore l’essentiel : une vraie stratégie de filière pour faire de l’économie bleue autre chose qu’un slogan

Économie verte : une filière encore très dispersée

La Nouvelle-Calédonie dispose déjà d’un socle agricole, environnemental et universitaire utile à la transition écologique. Mais elle n’a pas encore l’essentiel : une filière “économie verte” lisible, continue et politiquement assumée.

Biens communs – biens publics

Une ressource collective n’est durablement protégée que si des règles garantissent son usage. La distinction économique entre biens publics et biens communs éclaire une question très concrète en Nouvelle-Calédonie : que devient une dotation destinée aux équipements scolaires lorsqu’elle se fond dans le budget général et entre en concurrence avec toutes les autres dépenses ?

L’eau et l’huile : le commun est un enjeu éducatif

Quand le politique naturalise la division, l’École devient le dernier lieu où l’on tente encore de fabriquer du commun. Mais lorsque le discours public fragilise cette idée même, les établissements se retrouvent seuls à porter une mission devenue plus lourde que jamais.

L’eau et l’huile : ce renoncement menace l’école

Dire que le commun serait impossible n’est jamais sans conséquence. Quand le politique naturalise la division, il affaiblit ce qui tient encore : l’École, les droits, la promesse d’égalité. Et quand le sommet abdique, c’est toujours le terrain qui paie.

Mme Nina Julié : Où est passé l’argent ?

Mercredi 9 septembre, Force Ouvrière a rencontré Nina Julié, membre du Gouvernement chargée de l’enseignement, afin d’évoquer les alertes que nous lui avons transmises depuis sa prise de fonction. L’échange a été direct et constructif. Mais derrière cinq dossiers différents apparaît une même difficulté : l’École calédonienne ne peut plus être administrée à courte vue. Le temps des constats est passé. Celui des décisions est venu.