LPCH Auguste Escoffier : un abandon organisé

Au lycée Auguste Escoffier, la crise n’est pas née d’hier. Elle est le terme logique d’années d’alertes ignorées, de moyens comptés et d’un pilotage à l’économie qui épuise les personnels et fragilise les élèves. Dès 2022, le SNETAA-FO dénonçait le délabrement des bâtiments. En 2025 encore, il constatait l’absence de travaux d’ampleur. Quand l’institution se retire, ce sont toujours les mêmes qui encaissent : les jeunes et les agents.

La tentation racialiste : une régression inquiétante

Depuis quelques années, un glissement s’opère. Lent. Insidieux. Dangereux. Sous couvert d’« antiracisme » ou de « décolonialisme », la race revient au centre du jeu politique. Non plus comme un fait historique à dépasser. Mais comme une grille de lecture permanente. Une assignation ; une frontière ; une hiérarchie.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais. En Nouvelle-Calédonie, on pourrait ajouter : expertise sans décision n’est que ruine de l’avenir. Les diagnostics sont connus. Les rapports s’empilent. Les chiffres sont publics. Tout est sur la table. Ce qui manque, ce ne sont pas les analyses. Ce sont les décisions.

LPCH Escoffier : dépôt d’un préavis de grève

Quand un lycée de 1 200 élèves ne peut plus garantir des locaux sûrs, des moyens d’enseignement corrects et un accès normal à la restauration, ce n’est plus un simple dysfonctionnement. C’est un abandon. Et cet abandon engage directement la responsabilité des autorités compétentes.

La richesse d’un pays sort de l’école — pas du sol

On aime croire que la richesse d’une nation repose sur ce qu’elle possède : du pétrole, du gaz, des minerais. C’est rassurant. Et c’est faux. L’histoire économique est constante : ce sont les femmes et les hommes, bien formés et libres de penser, qui créent la richesse.

Une école qui trie n’est pas une école qui émancipe

Une école qui trie n’est pas une école qui émancipe. À force de classer, noter, sélectionner et reléguer, l’institution oublie sa mission première : instruire, élever, libérer. Le vrai scandale n’est pas seulement qu’elle échoue face aux inégalités. C’est qu’elle contribue encore trop souvent à les organiser.

L’école : pourquoi fait-elle moins aujourd’hui ?

Si l’école fait “moins” aujourd’hui, ce n’est ni un complot, ni un renoncement des enseignants. C’est le résultat d’un choix politique clair, engagé depuis la fin des années 1990 : faire de l’École un outil d’adaptation économique. Former vite. Certifier des compétences. Rendre les élèves “employables”.