Éducation prioritaire : sortir le dossier du sarcophage

En métropole, des établissements se mobilisent parce qu’ils concentrent toutes les difficultés de l’éducation prioritaire sans en avoir les moyens. En Nouvelle-Calédonie, la situation est plus ancienne, plus silencieuse, mais tout aussi grave. Plus on s’éloigne de Nouméa, plus les inégalités sociales, scolaires et territoriales s’accumulent. Pour le SNETAA-FO, le dossier de l’éducation prioritaire calédonienne ne peut plus rester enfermé dans un sarcophage administratif. 

Newsletter du 10 mai 2026

Cette semaine, le SNETAA-FO Nouvelle-Calédonie a poursuivi son travail d’alerte, d’analyse et de défense des personnels à travers une série d’éditos engagés. Crise scolaire, respect des enseignants, démocratie dans l’École, protection des personnels ou encore défense des moyens des lycées professionnels : autant de sujets qui concernent directement notre quotidien et l’avenir du service public d’éducation.

Arrêt maladie : ce n’est pas une faute

Ils veulent tout. Votre temps. Votre énergie. Vos soirées. Vos week-ends. Et maintenant, votre santé. L’arrêt maladie devrait être un droit. Il devient, dans certains établissements, une suspicion. On vous contrôle, on vous piste, on vous culpabilise. Et parfois, on franchit la ligne rouge : celle de la vie privée.

Haine en ligne : la signaler pour protéger

La haine en ligne n’est plus un bruit de fond. C’est une stratégie. Une intimidation. Une machine à fracturer. On nous répète : “liberté d’expression”. Mais qu’on soit clair : insulter n’est pas une opinion. Menacer n’est pas un débat. Appeler à la violence n’est pas “parler vrai”. C’est un délit.

Menacer un enseignant n’est jamais un incident ordinaire

Dans un lycée du Grand Nouméa, un enseignant a récemment été visé par une menace explicite et répétée de la part d’un élève : « Tu vas te prendre une balle. » Ces mots ne relèvent ni de la maladresse, ni de la provocation banale, ni d’un simple « écart de langage ». Ils constituent une menace grave.

Grève au LPCH : l’argent des lycées doit rester aux lycées

Ce 5 mai, les personnels du LPCH Auguste Escoffier sont en grève. Non par goût du désordre, mais parce qu’ils travaillent depuis trop longtemps dans le désordre organisé. Quand l’État verse de l’argent pour les lycées, cet argent doit aller aux lycées.