Quatre homicides en un mois. Des conflits ordinaires qui basculent dans lâirrĂ©parable. DerriĂšre les faits divers, une question dĂ©rangeante Ă©merge en Nouvelle-CalĂ©donie : que devient une sociĂ©tĂ© lorsque les mots ne suffisent plus Ă contenir la violence ?
CatĂ©gorie : đïž Accueil
đïž Accueil.
Bienvenue sur le site du SNETAA-FO Nouvelle Calédonie.
đïž Accueil – « Vingt fois sur le mĂ©tier remettez votre ouvrage, Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez ». Boileau.
Surtout n’hĂ©sitez pas Ă nous faire part de vos attentes, de vos remarques, de vos conseils.
A trĂšs bientĂŽt.
Nous espérons vous revoir prochainement.
Violences scolaires : lâautoritĂ© est dâabord un cadre
On nous parle de « climat scolaire ». Nous, on vit des menaces. On nous parle de « bienveillance ». Nous, on encaisse des insultes, des pressions, des coups parfois. On nous demande dâĂȘtre « apaisants ». Comme si la violence se rĂ©glait par le ton de voix.
Comme si lâautoritĂ© Ă©tait une attitude. Alors que lâautoritĂ© est dâabord un cadre, et un cadre doit ĂȘtre soutenu.
Légalité / Légitimité : la République ne tient pas au ressenti
Une rĂšgle peut ĂȘtre contestĂ©e. Elle peut mĂȘme ĂȘtre changĂ©e. Mais quand chacun remplace le droit par son ressenti, ce nâest pas la libertĂ© qui gagne : câest le rapport de force.
Lâuniversalisme protĂšge / Le communautarisme enferme
Lâuniversalisme, ce nâest pas nier les diffĂ©rences. Câest refuser quâelles deviennent des frontiĂšres. Le communautarisme, lui, fait lâinverse : il commence par protĂ©ger⊠et finit par enfermer. Quand on remplace le citoyen par le membre dâun groupe, la RĂ©publique recule.
La guerre informationnelle nâest pas une thĂ©orie
On croit encore que la guerre se fait avec des chars. Erreur. Aujourdâhui, la guerre se fait avec des rĂ©cits. Caroline Fourest le dit : « le champ de bataille, ce sont les rĂ©seaux. LĂ oĂč le mensonge va plus vite que les faits, et oĂč lâindignation sert de carburant. » La guerre informationnelle, ce nâest pas une thĂ©orie. Câest une stratĂ©gie. On ne nĂ©gocie pas avec la propagande. On la dĂ©monte.
Quand le mensonge gouverne, la liberté recule
On nous dit souvent : « la politique, ça ne nous regarde pas ». Mais quand la dĂ©mocratie vacille, quand la vĂ©ritĂ© est piĂ©tinĂ©e, quand le pouvoir gouverne par lâintimidation, câest le travailleur qui paie. Et lâenseignant aussi.
Newsletter du 17 mai 2026
Cette semaine encore, le SNETAA-FO Nouvelle-CalĂ©donie a poursuivi son travail dâanalyse, dâalerte et de dĂ©fense des personnels Ă travers plusieurs Ă©ditos consacrĂ©s Ă la culture, Ă lâesprit critique, Ă la dĂ©mocratie et Ă lâavenir de lâĂcole. Dans un contexte oĂč les tensions sociales, les manipulations de lâinformation et les fragilitĂ©s institutionnelles se multiplient, il devient plus que jamais nĂ©cessaire de rappeler le rĂŽle fondamental dâune Ă©cole exigeante, Ă©clairĂ©e et Ă©mancipatrice.
Fake news : la Finlande forme des citoyens
La dĂ©sinformation nâest plus un accident. Câest un marchĂ©, une arme, une industrie. Et face Ă une industrie, la France oppose trop souvent un rĂ©flexe : lâincantation. Pendant ce temps, dâautres pays ont compris que lâesprit critique ne se dĂ©crĂšte pas, il sâenseigne.
FO â le syndicalisme nâest pas lĂ pour flatter
Dans lâĂducation nationale comme ailleurs, ceux qui font tourner la boutique ne sont pas toujours ceux qui dĂ©cident. Les enseignants enseignent, les AESH accompagnent, les personnels de vie scolaire tiennent, les agents font vivre les Ă©tablissements.
Il y a deux ans … les Ă©coles ont dĂ» fermer
Il y a deux ans, dans la nuit du 13 au 14 mai 2024, NoumĂ©a et le Grand NoumĂ©a basculaient : incendies, pillages, barrages, tirs, affrontements. Le lendemain, le 14 mai, les Ă©coles fermaient. LâĂtat instaurait un couvre-feu. Ce soir-lĂ , une chose a Ă©tĂ© frappante : la violence Ă©tait visible. Lâabandon institutionnel aussi. Ce que certains ont dĂ©jĂ oubliĂ©, nous, personnels, nous lâavons vĂ©cu dans nos corps.
