Démocratie : quand la vérité recule, la rue devient une cible

Depuis un an, la presse internationale dĂ©crit une mĂ©canique inquiĂ©tante aux États-Unis : la contestation est traitĂ©e comme une menace, la rue comme un champ d’opĂ©rations, et des agents fĂ©dĂ©raux interviennent dans un climat oĂč l’impunitĂ© semble devenir la rĂšgle.

LPCH : bilan de l’audience avec le VR/DGE

Reçu avec l’intersyndicale par Isabelle Champmoreau et le VR/DGE, le SNETAA-FO prend acte d’une possible prise en charge financiĂšre totale ou partielle par l’État, mais rappelle que la responsabilitĂ© opĂ©rationnelle des travaux relĂšve bien de la Nouvelle-CalĂ©donie. Les dĂ©lais sont serrĂ©s, les conditions prĂ©cises et les attentes immenses. DĂ©sormais, les personnels ne veulent plus d’annonces : ils exigent des actes, un calendrier, des crĂ©dits flĂ©chĂ©s, une restauration digne et un suivi transparent.

Une école sans culture est une école sans lumiÚre

On parle beaucoup de niveau, de discipline, d’orientation. Mais on oublie trop souvent l’essentiel : former une jeunesse, ce n’est pas seulement transmettre des compĂ©tences. C’est former des citoyens.

Éducation prioritaire : sortir le dossier du sarcophage

En mĂ©tropole, des Ă©tablissements se mobilisent parce qu’ils concentrent toutes les difficultĂ©s de l’éducation prioritaire sans en avoir les moyens. En Nouvelle-CalĂ©donie, la situation est plus ancienne, plus silencieuse, mais tout aussi grave. Plus on s’éloigne de NoumĂ©a, plus les inĂ©galitĂ©s sociales, scolaires et territoriales s’accumulent. Pour le SNETAA-FO, le dossier de l’éducation prioritaire calĂ©donienne ne peut plus rester enfermĂ© dans un sarcophage administratif. 

Newsletter du 10 mai 2026

Cette semaine, le SNETAA-FO Nouvelle-CalĂ©donie a poursuivi son travail d’alerte, d’analyse et de dĂ©fense des personnels Ă  travers une sĂ©rie d’éditos engagĂ©s. Crise scolaire, respect des enseignants, dĂ©mocratie dans l’École, protection des personnels ou encore dĂ©fense des moyens des lycĂ©es professionnels : autant de sujets qui concernent directement notre quotidien et l’avenir du service public d’éducation.

ArrĂȘt maladie : ce n’est pas une faute

Ils veulent tout. Votre temps. Votre Ă©nergie. Vos soirĂ©es. Vos week-ends. Et maintenant, votre santĂ©. L’arrĂȘt maladie devrait ĂȘtre un droit. Il devient, dans certains Ă©tablissements, une suspicion. On vous contrĂŽle, on vous piste, on vous culpabilise. Et parfois, on franchit la ligne rouge : celle de la vie privĂ©e.

Haine en ligne : la signaler pour protéger

La haine en ligne n’est plus un bruit de fond. C’est une stratĂ©gie. Une intimidation. Une machine Ă  fracturer. On nous rĂ©pĂšte : “libertĂ© d’expression”. Mais qu’on soit clair : insulter n’est pas une opinion. Menacer n’est pas un dĂ©bat. Appeler Ă  la violence n’est pas “parler vrai”. C’est un dĂ©lit.

Menacer un enseignant n’est jamais un incident ordinaire

Dans un lycĂ©e du Grand NoumĂ©a, un enseignant a rĂ©cemment Ă©tĂ© visĂ© par une menace explicite et rĂ©pĂ©tĂ©e de la part d’un Ă©lĂšve : « Tu vas te prendre une balle. » Ces mots ne relĂšvent ni de la maladresse, ni de la provocation banale, ni d’un simple « Ă©cart de langage ». Ils constituent une menace grave.