Enseignement : comment font-ils ailleurs ?

En France, nous avons une passion : annoncer des « réformes historiques ». Nous changeons les programmes plus souvent que les fenêtres des écoles. Puis, nous empilons les circulaires. Et, nous inventons des usines à cases. Nous évaluons tout. Sauf l’essentiel.

Élections : le poids et le sens des mots

À chaque campagne électorale, les discours se multiplient, les slogans fleurissent, les promesses s’accumulent. Dans ce brouhaha permanent, le rôle de l’École est plus que jamais essentiel : apprendre aux futurs citoyens à comprendre ce que disent les mots… et surtout ce qu’ils cachent. Car en politique aussi, le vocabulaire n’est jamais neutre. Il éclaire, il oriente, il influence. Parfois, il manipule.

Accros aux aides publiques : les grands donneurs de leçons

On nous répète en boucle que « l’État dépense trop ». On nous explique qu’il faut « resserrer la dépense publique », « réduire le périmètre du service public », « rationaliser » l’Éducation nationale. Les mêmes, souvent, qui viennent chaque jour la main tendue réclamer toujours plus d’argent public pour financer leurs propres intérêts privés : organisations patronales, réseaux du supérieur marchand, écoles hors contrat rebaptisées « campus. »

Destin commun : il n’y aura pas de paix sans justice sociale

Plus de trente ans après les accords de Matignon et de Nouméa, et après les violences de mai 2024, l’enjeu calédonien se situe bien davantage dans un malaise social, culturel et identitaire que dans un simple choix de statut politique.

Combien de temps encore avant la disparition des ALP ?

Les deux derniers ALP de brousse, La Foa et Koumac, survivent dans des conditions précaires. Manque de moyens, absence de vision, décisions retardées : tout semble conduire à leur disparition. Le SNETAA-FO refuse une mort silencieuse de ces structures indispensables aux élèves décrocheurs.

Calédonie – on peut détruire un pays par le mépris

Avant de quitter Nouméa, le 23 août 1989, Michel Rocard se disait « plutôt optimiste ». Optimiste, non par naïveté, mais parce qu’il savait ce que beaucoup refusent toujours d’admettre : la paix ne tient qu’à une chose, le respect des équilibres et le courage politique du partage.