Quand tout se vaut, quand chacun parle plus qu’il ne pense. La conviction remplace la vérité, et le charisme tient lieu de raison.
La lecture façonne littéralement le cerveau
En 2025, les Français lisent 31 minutes par jour en moyenne — contre plus de trois heures devant un écran. Autrement dit, notre rapport au savoir, à la lenteur et à la pensée s’efface peu à peu derrière la lumière bleue des écrans
Politique : l’humilité est une méthode
Il y a des jours où la scène politique calédonienne ressemble à un théâtre permanent. Projecteurs allumés, micros tendus, formules solennelles répétées à l’envi. Puis le rideau tombe. Et plus personne pour balayer la salle.
L’école n’a pas à convertir les imaginaires
En Nouvelle-Calédonie, enseigner n’est jamais neutre : c’est transmettre des savoirs au croisement de deux mondes. C’est travailler sur une ligne de crête où se rencontrent deux imaginaires : celui de la République et celui du pays kanak.
Les privilèges ont-ils changé de visage ?
Le 4 août 1789, la France abolissait les privilèges. Deux siècles plus tard, ils ont changé de visage — mais pas disparu. Ils ne sont plus féodaux, mais statutaires, symboliques, économiques ou intériorisés.
Newsletter du 18 janvier 2026
Tout au long de la semaine, le SNETAA-FO Nouvelle-Calédonie a porté une parole forte, cohérente et résolument tournée vers la justice sociale, la défense des personnels et l’avenir de l’École publique. Ces éditos, publiés quotidiennement, dessinent une ligne claire : refuser les fausses évidences, défendre les droits, et construire collectivement des réponses durables.
La justice n’est ni un privilège ni un instrument
La justice n’est ni un privilège ni un instrument. Une démocratie ne s’effondre pas d’un coup : elle se délite quand la loi cesse d’être la même pour tous.
Jeunesse : l’avenir ne se subit pas — il se construit
Le Haut-Commissariat au Plan l’a écrit noir sur blanc : les jeunes d’aujourd’hui vivraient “moins bien” que ceux des années 1970. Moins de stabilité, plus de précarité, moins de perspectives. Et trois Français sur quatre pensent que “c’était mieux avant”.
Recréer du collectif pour avoir des appuis solides
Face à l’essor des attaques contre notre statut social, la pression de la « performance » et la surcharge administrative, l’enseignant se retrouve acculé, individualisé, non soutenu.
L’école ne peut pas tout, mais sans elle, rien n’est possible
Un adolescent fatigué, anxieux, accroché à son écran, c’est aussi le symptôme d’une école en surchauffe et d’une société qui oublie de respirer. La santé des jeunes et celle de l’école sont désormais indissociables : quand l’une s’effrite, l’autre vacille.
