Politique : l’humilitĂ© est une mĂ©thode

Il y a des jours oĂč la scĂšne politique calĂ©donienne ressemble Ă  un théùtre permanent. Projecteurs allumĂ©s, micros tendus, formules solennelles rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  l’envi. Puis le rideau tombe. Et plus personne pour balayer la salle.

L’école n’a pas Ă  convertir les imaginaires

En Nouvelle-CalĂ©donie, enseigner n’est jamais neutre : c’est transmettre des savoirs au croisement de deux mondes. C’est travailler sur une ligne de crĂȘte oĂč se rencontrent deux imaginaires : celui de la RĂ©publique et celui du pays kanak.

Newsletter du 18 janvier 2026

Tout au long de la semaine, le SNETAA-FO Nouvelle-CalĂ©donie a portĂ© une parole forte, cohĂ©rente et rĂ©solument tournĂ©e vers la justice sociale, la dĂ©fense des personnels et l’avenir de l’École publique. Ces Ă©ditos, publiĂ©s quotidiennement, dessinent une ligne claire : refuser les fausses Ă©vidences, dĂ©fendre les droits, et construire collectivement des rĂ©ponses durables.

La justice n’est ni un privilùge ni un instrument

La justice n’est ni un privilĂšge ni un instrument. Une dĂ©mocratie ne s’effondre pas d’un coup : elle se dĂ©lite quand la loi cesse d’ĂȘtre la mĂȘme pour tous.

Jeunesse : l’avenir ne se subit pas — il se construit

Le Haut-Commissariat au Plan l’a Ă©crit noir sur blanc : les jeunes d’aujourd’hui vivraient “moins bien” que ceux des annĂ©es 1970. Moins de stabilitĂ©, plus de prĂ©caritĂ©, moins de perspectives. Et trois Français sur quatre pensent que “c’était mieux avant”.

L’école ne peut pas tout, mais sans elle, rien n’est possible

Un adolescent fatiguĂ©, anxieux, accrochĂ© Ă  son Ă©cran, c’est aussi le symptĂŽme d’une Ă©cole en surchauffe et d’une sociĂ©tĂ© qui oublie de respirer. La santĂ© des jeunes et celle de l’école sont dĂ©sormais indissociables : quand l’une s’effrite, l’autre vacille.

MaĂźtriser la dette : oui, mais par la justice

La dette française dĂ©passe les 3 200 milliards d’euros. Et pendant que les taux d’intĂ©rĂȘt grimpent, les discours simplistes fleurissent : il faudrait “serrer la ceinture”, “rĂ©duire le train de vie de l’État”, “rationaliser la dĂ©pense”. Mais derriĂšre ces mots, il y a un risque clair : faire payer les mĂȘmes, encore et toujours — les travailleurs, les enseignants, les services publics.

Simplifier l’Ă©cole : oui… mais pas les droits !

Si la France croule sous les rĂšgles, c’est souvent parce qu’à chaque Ă©poque, une injustice a obligĂ© Ă  Ă©crire une loi, une protection, un cadre. Le Code du travail, les statuts des fonctionnaires, la laĂŻcitĂ©, les conventions collectives — tout cela n’est pas tombĂ© du ciel.