L’esprit critique n’est pas un luxe : c’est une nĂ©cessitĂ©

Les Nobel — qu’ils soient de sciences, de littĂ©rature, d’économie ou de paix — ne nous livrent pas un catĂ©chisme. Ils nous mettent en garde contre les idĂ©ologies simplistes et le confort intellectuel. L’esprit critique n’est pas un luxe, c’est une nĂ©cessitĂ©

Les devoirs existent partout
 mais pas de la mĂȘme façon

Au collĂšge, le dĂ©bat sur les devoirs revient rĂ©guliĂšrement. Faut-il en donner plus, moins, autrement ? Mais quand les classes sont chargĂ©es, que les horaires diminuent et que les moyens manquent, le travail Ă  la maison sert trop souvent Ă  compenser ce que l’école n’a plus le temps de faire.

Instruire ou Ă©duquer : l’Ă©cole ne doit pas choisir

On savait ce qu’était l’École. Sous la IIIᔉ RĂ©publique, elle avait une mission claire : instruire. Apprendre Ă  lire, Ă©crire, compter — et penser. Former des citoyens libres parce que cultivĂ©s. L’exigence n’était pas un gros mot : c’était une promesse d’émancipation.

VR/DGE — À la dĂ©rive sans capitaine

Le constat est dĂ©sormais largement partagĂ© : l’absence de vision et de pilotage fragilise profondĂ©ment le fonctionnement du systĂšme Ă©ducatif. Faute de dĂ©cisions claires et d’un cap assumĂ©, les Ă©tablissements se retrouvent en premiĂšre ligne, contraints de pallier les dĂ©faillances d’une gouvernance devenue illisible.

Quand l’école encaisse la turbulence d’un pays sous pression

La Nouvelle-CalĂ©donie vit aujourd’hui ce que la physique dĂ©crit : tensions Ă©conomiques, fatigue sociale, incertitudes institutionnelles. Les causes se croisent, les effets se propagent, l’instabilitĂ© s’installe. Ce n’est pas plus rapide : c’est plus chaotique.

Une pensĂ©e sans temporalitĂ© est une pensĂ©e empĂȘchĂ©e

On dit parfois que la langue change et qu’il faut “suivre le mouvement”. Oui, une langue vit. Mais elle peut aussi s’appauvrir, se rĂ©duire, se casser. Et avec elle, c’est la pensĂ©e qui se rĂ©trĂ©cit.