Islamisme radical et République

Islamisme radical et République ne peuvent pas coexister !

Islamisme à l’école – « Il n’y a pas de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre » Molière.

En juin 2004 Jean-Pierre OBIN tirait déjà, mais en vain, la sonnette d’alarme. En effet, il remettait à François Fillon, MEN, un rapport sur « les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires ». Enterré à l’époque, le document est cruellement d’actualité ; tout comme ses recommandations, d’ailleurs.

In fine, ce rapport a été classé sans suite par M. FILLON, et par tous les MEN qui ont pris sa suite. En effet, depuis, à gauche comme à droite, on s’est demandé si toute vérité était bonne à dire, si l’on n’allait pas « faire le jeu de »… En réalité, ce rapport était un « objet scolaire non identifié » Il obligeait l’école et l’Éducation nationale à sortir de sa zone de confort.

Jean-Pierre OBIN – «En 2004, notre rapport sur l’école nous a valu d’être taxé d’islamophobe»… «Tous les constats que nous faisions à l’époque, de la contestation de la laïcité dans certaines disciplines au prosélytisme à la cantine, en passant par le déni ou le refoulement des enseignants et l’avènement dans certains quartiers de contre-sociétés, sont d’actualité»…

« Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école ? »

Tel est le nom du livre que Jean-Pierre Obin vient de publier. Ce dernier rappelle que le professeur n’est pas seulement là pour transmettre des connaissances. Il doit aussi transmettre des valeurs. En outre, il rappelle que dans certains quartiers, se sont construits des contre-sociétés, où certaines organisations politico-religieuses ont développé un sentiment d’appartenance à une « nation musulmane », ce qu’on appelle l’« Oummat ». Le diagnostic est sans appel. La banlieue s’est progressivement islamisée car l‘Etat n’a pas apporté de réponses efficaces. Il a failli dans la promotion et la défense de la laïcité.

A cet égard, il est bon de rappeler que la laïcité n’est pas une opinion ; c’est la liberté d’en avoir une. C’est une volonté politique rassurante qui doit se traduire en actes. De facto, le pronostic et la thérapeutique mis en œuvre en France par les institutions n’ont pas été à la hauteur du problème posé. 

  • Tout d’abord, pour mieux comprendre cette problématique, vous pouvez consulter le rapport de J-P OBIN. (site MEN)
  • Par ailleurs, il est conseillé de lire son dernier livre. (édité 2 septembre 2020 aux éditions Broché).
  • Enfin, vous pouvez suivre l’entretien que Jean-Pierre OBIN vient d’accorder à BFMTV

Monsieur Obin : pourquoi avoir écrit ce livre  ?

« J’ai écrit ce livre pour briser le silence qui règne sur la montée de l’islamisme, sur ses ravages parmi les jeunes et sur les dégâts qu’il provoque dans notre école publique. Pendant longtemps, le silence a été la seule réaction  : la célèbre formule “Surtout pas de vagues !” a permis pendant vingt  ans de mener une confortable politique de l’autruche.
J’ai écrit ce livre parce que je suis attaché à la laïcité  : ce principe républicain nous protège et protège nos libertés, celle de croire ou de ne pas croire, celle de pratiquer librement un culte, celle de changer de conviction, celle de critiquer les religions ou l’absence de religion et, pour les parents, celle de confier leurs enfants à l’école publique sans crainte qu’ils y soient harcelés ou endoctrinés.
J’ai écrit ce livre parce que le temps presse et qu’il y a maintenant urgence à  agir. » (J.-P.  Obin)

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