Enseigner, c’est garder l’esprit ouvert

Dans nos classes, comme dans nos vies, tout commence par un regard. Changer de perspective, c’est souvent ce qui dĂ©bloque une situation, un Ă©lĂšve, une idĂ©e. Un enseignant, avant d’ĂȘtre un transmetteur de savoirs, est un dĂ©couvreur d’humains. Et pour dĂ©couvrir, il faut accepter de ne pas tout savoir.

2026 — Le monde accĂ©lĂšre : L’Europe hĂ©site

Le monde n’attend plus l’Europe. Il accĂ©lĂšre, tranche, impose. L’Europe, elle, hĂ©site — et paie chaque hĂ©sitation. L’ordre ancien est mort : celui d’un Occident sĂ»r de lui, protĂ©gĂ© par l’alliĂ© amĂ©ricain, enrichi par une mondialisation que l’on croyait pacifiĂ©e. Ce monde-lĂ  n’existe plus.

La guerre culturelle vient aussi de l’Ouest

On parle beaucoup de dĂ©fense, d’armes, de commerce. Mais une autre guerre est dĂ©jĂ  lĂ . Silencieuse. IdĂ©ologique. Culturelle. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les tensions entre l’Europe et les États-Unis ne se limitent plus aux budgets militaires ou aux rĂšgles commerciales.

Bradypsychie : on pense mal quand on va trop vite

Dans La dialectique de la durĂ©e, Gaston Bachelard utilise un mot rare : bradypsychie. Il dĂ©signe une chose simple : quand le temps manque, la pensĂ©e ralentit. Autrement dit, on pense mal quand on va trop vite. L’Éducation nationale en a fait un systĂšme.

Une caste d’intouchables dĂ©truit le cadre commun

Quand certains deviennent intouchables, la loi cesse d’ĂȘtre la mĂȘme pour tous.  Ce n’est pas un scandale isolĂ©, c’est un problĂšme rĂ©publicain. Refuser l’impunitĂ©, c’est dĂ©fendre l’égalitĂ© devant la loi.

Instruire ou Ă©duquer — L’Ă©cole ne doit pas choisir

Le monde a changĂ©. Les familles, le travail, les Ă©crans, le numĂ©rique, la prĂ©caritĂ©. On a demandĂ© Ă  l’École d’éduquer aussi : prĂ©venir, inclure, rĂ©parer, protĂ©ger. Et parfois, Ă  force de lui demander tout, on lui a fait oublier l’essentiel. Entre instruire et/ou Ă©duquer, l’Ă©cole ne doit pas choisir.