Le racisme n’est pas un malaise personnel ni un slogan politique. C’est une idéologie et un système historique de domination. Brouiller les mots, c’est brouiller les responsabilités.
Jour : 1 janvier 2026
Émeutes de 2024 : comprendre sans renoncer à l’exigence
Émeutes de 2024 : comprendre sans renoncer à l’exigence
2026 — Le monde accélère : L’Europe hésite
Le monde n’attend plus l’Europe. Il accélère, tranche, impose. L’Europe, elle, hésite — et paie chaque hésitation. L’ordre ancien est mort : celui d’un Occident sûr de lui, protégé par l’allié américain, enrichi par une mondialisation que l’on croyait pacifiée. Ce monde-là n’existe plus.
La guerre culturelle vient aussi de l’Ouest
On parle beaucoup de défense, d’armes, de commerce. Mais une autre guerre est déjà là. Silencieuse. Idéologique. Culturelle. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les tensions entre l’Europe et les États-Unis ne se limitent plus aux budgets militaires ou aux règles commerciales.
Une caste d’intouchables détruit le cadre commun
Quand certains deviennent intouchables, la loi cesse d’être la même pour tous. Ce n’est pas un scandale isolé, c’est un problème républicain. Refuser l’impunité, c’est défendre l’égalité devant la loi.
Bradypsychie : on pense mal quand on va trop vite
Dans La dialectique de la durée, Gaston Bachelard utilise un mot rare : bradypsychie. Il désigne une chose simple : quand le temps manque, la pensée ralentit. Autrement dit, on pense mal quand on va trop vite. L’Éducation nationale en a fait un système.
Instruire ou éduquer — L’école ne doit pas choisir
Le monde a changé. Les familles, le travail, les écrans, le numérique, la précarité. On a demandé à l’École d’éduquer aussi : prévenir, inclure, réparer, protéger. Et parfois, à force de lui demander tout, on lui a fait oublier l’essentiel. Entre instruire et/ou éduquer, l’école ne doit pas choisir.
L’école au coeur de la turbulence calédonienne
La Nouvelle-Calédonie vit aujourd’hui ce que la physique décrit : tensions économiques, fatigue sociale, incertitudes institutionnelles. Les causes se croisent, les effets se propagent, l’instabilité s’installe. Ce n’est pas plus rapide : c’est plus chaotique. L’école est au coeur de la turbulence calédonienne.
Privilèges : et si nous les abolissions enfin ?
Les privilèges n’ont pas disparu : ils ont changé de visage. Ils ne se portent plus en perruque blanche ; ils se déclinent en fiscalité d’exception, réseaux d’influence, rentes de situation sociale et capital scolaire, économique et financier.
Râlons un peu : c’est sain, c’est français, c’est syndical
« La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer. » Nous avons souvent l’impression d’être au bord du gouffre. Peut-être parce qu’on s’y sent à l’aise : on y plante bien le drapeau du mécontentement.
