Jeunesse : l’avenir ne se subit pas — il se construit

Le Haut-Commissariat au Plan l’a écrit noir sur blanc : les jeunes d’aujourd’hui vivraient “moins bien” que ceux des années 1970. Moins de stabilité, plus de précarité, moins de perspectives. Et trois Français sur quatre pensent que “c’était mieux avant”.

L’école ne peut pas tout, mais sans elle, rien n’est possible

Un adolescent fatigué, anxieux, accroché à son écran, c’est aussi le symptôme d’une école en surchauffe et d’une société qui oublie de respirer. La santé des jeunes et celle de l’école sont désormais indissociables : quand l’une s’effrite, l’autre vacille.

Maîtriser la dette : oui, mais par la justice

La dette française dépasse les 3 200 milliards d’euros. Et pendant que les taux d’intérêt grimpent, les discours simplistes fleurissent : il faudrait “serrer la ceinture”, “réduire le train de vie de l’État”, “rationaliser la dépense”. Mais derrière ces mots, il y a un risque clair : faire payer les mêmes, encore et toujours — les travailleurs, les enseignants, les services publics.

Simplifier l’école : oui… mais pas les droits !

Si la France croule sous les règles, c’est souvent parce qu’à chaque époque, une injustice a obligé à écrire une loi, une protection, un cadre. Le Code du travail, les statuts des fonctionnaires, la laïcité, les conventions collectives — tout cela n’est pas tombé du ciel.

Le numérique doit renforcer la pédagogie, pas la remplacer.

Le virage numérique de l’École n’est plus une promesse, c’est un fait. Mais entre accélération forcée et improvisation chronique, l’éducation française avance souvent sur un fil : trop de technologies, pas assez de sens.